MEMOIRE de SYRIE

01 mai 2015

Voyage...

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Damas-1977

Damas serait la ville habitée la plus ancienne du monde...

Cette image a été prise des hauteurs du Djébel Qassioun en juillet 1977. En contre-pied Salihiyé un des faubourgs à l'est de la capitale. Salihiyé signifie "la pieuse", probablement pour la multitude de mausolées, de madâres, de mosquées et d'hopitaux qui en faisaient un des quartiers les plus religieux au XIIIè siècle. En haut à gauche de l'image on distingue l'oasis de Damas, alimentée par la rivière Barada qui descend de l'Anti-liban et qui est à l'origine de la ville.

L'unique guide touristique du Moyen-Orient qui existait à l'époque (Collection les Guides Bleus), n'avait été édité qu'en 1965. Les concepteurs abordaient dans le premier chapitre les moyens d'accès ; la route en faisait partie, voyager en avion n'était pas  dans les habitudes ! L'itinéraire empruntait les autoroutes allemandes puis autrichiennes ; la traversée de la Yougoslavie, au trafic intense, était longue (plus de 1000 kms à elle seule) et dangereuse ; on atteignait Istanbul après avoir emprunté des routes secondaires étroites et encombrées, soit en Bulgarie soit en Grèce ; la Turquie n'était que pistes poussièreuses et chaudes, jusqu'à la frontière syrienne, dont le passage était fastidieux, soumis aux caprices d'une administration tatillonne et capricieuse : 4 heures dans le meilleur des cas, le temps de comprendre quel était le bon cheminement pour aller d'un bureau à l'autre afin d'obtenir tous les cachets nécessaires et être en règle "de l'autre côté", C'était enfin Alep, puis Damas ! Sans vouloir perdre de temps (mais il y avait tant à faire et à voir sur la route !) cela nécessitait une bonne semaine de voiture...

En fait c'était la seconde fois que je faisais la route, la première l'avait été en 1968. Je retournerai 3 autres fois en Syrie.

Jean-Claude Forestier - 1 juin 2015

Nouvelle page Palmyre

à suivre...

 

 

 

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01 juin 2015

mémoire de PALMYRE

Palmyre

Dans la métamorphose de tes pierres

j’ai cherché l’imaginaire,

ressenti les mille odeurs du passé,

entendu les bruits incroyables des mondes perdus.

Dans la lumière éclatée, divisée, multipliée,

la tête tourne et chavire, le cœur ouvre ses portes secrètes.

Alors la vie durant un instant y atteint au plus beau et au plus irréel.

Palmyre la belle, maîtresse exigeante et généreuse,

Palmyre la sublime, tu portes la faille du temps,

l’espace apparemment vide pour les yeux aveugles,

l’espace au contraire où miroitent les beautés du monde,

où le silence est musique la lumière une fête,

et l’air un parfum d’amour.

       Juillet 1968

Palmyre, antique cité de la Reine Zénobie

L'arc monumental, qui se dresse à l'entrée encore debout de la grande colonnade

Pourquoi commencer par Palmyre ? Je ne connais pas de voyageur qui ait traversé le site archéologique de la ville ancienne sans avoir éprouvé plus qu'une admiration, plus qu'un frisson, plus qu'une émotion. Aucune lecture, aucun album photo (pas même celui-ci) ne sont en mesure d'égaler ce qui fait d'un amoncellemenbt de pierres en parties écroulées et d'un désert qui n'a de romantique que l'Orient qui l'a façonné, l'un des lieux les plus magiques que l'homme ait pu laissé derrière lui ! Palmyre une ville morte et pourtant si présente au coeur de ceux qui l'ont connue au point de ne jamais l'oublier.

PAL 1

La situation actuelle l'a rend si fragile... mais qu'est-ce en opposition aux vies que chaque jour engloutit ! Qu'avons-nous fait, et pas fait, pour que la Syrie connaisse aujourd'hui le martyr ? L'Histoire nous enseigne que les grands équilibres ne sont en réalité que des déséquilibres en puissance, dans l'attente des séïsmes qui ne manqueront pas de les remettre en cause. Nous y voici sans doute puisqu'il semble déja admis que la Syrie, telle que nous la connaissions, n'existe plus... Pourtant je ne cesse de penser à Palmyre ; les vieilles pierres me disait-on ont pour elles l'éternité, je n'en suis plus si sûr. Souvenons-nous que c'est Aurélien, en 273, qui la livra au pillage, pour punir la reine Zénobie de s'être dressée contre Rome... les barbares ne sont pas toujours ceux auxquels nous pensons. 

Guides Bleus - Proche Orient - 1965

Plan d'ensemble du site archéologique de Palmyre

N'oubliez pas d'aller consulter l'album photos,

cliquez en haut à droite de cette page...

 

Magie de la lumière

 

 

 

 

 

 

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